Le rendez-vous est traditionnel. En septembre, le maire invite à l’hôtel de ville les enseignants et responsables d’établissements qui viennent de prendre leur poste à Vénissieux. Ils sont 145 nouveaux, cette année, qui ont également été invités à participer à une balade urbaine.
Entourée de l’équipe municipale, des conseillers généraux, de représentants de l’Éducation nationale et de personnels de l’administration, Michèle Picard a invité la trentaine de personnes présentes à faire fi des clichés : « Vous découvrirez alors Vénissieux telle qu’elle est : une ville jeune, en plein essor, une ville singulière au cœur de l’agglomération lyonnaise”. Et de vanter ses atouts : “La culture y est présente avec la médiathèque Lucie-Aubrac, le cinéma Gérard-Philipe, le théâtre municipal, l’école de musique, les ateliers d’arts plastiques. Ville la mieux dotée de l’agglomération en nombre de m2 d’installations sportives par habitant, on peut aussi y cultiver autre chose que son esprit ».
Après avoir rappelé les reconstructions en cours de la cité scolaire Jacques-Brel et du groupe scolaire Joliot-Curie, Michèle Picard insistait sur les choix municipaux : « Nous n’avons jamais cessé de lutter contre les classes surchargées, contre la non-scolarisation des enfants de 2 ans, contre l’affaiblissement de l’école publique gratuite et laïque, contre la dévalorisation du métier et de la formation des enseignants, contre les non-remplacement des professeurs en congé maladie » . Tout en jugeant positives certaines mesures prises rapidement par le ministre de l’Education nationale, telles que l’abrogation de la réforme de l’évaluation, ou la décharge de trois heures par semaine pour les professeurs débutants afin de compléter leur formation, le maire relevait que, malgré la création de 1000 postes dans le primaire en cette rentrée, les effectifs de l’Éducation nationale restent déficitaires à hauteur de 13 000 postes.